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Optimisez votre stratégie de ratio de levier supplémentaire amélioré (ESLR)

Les modifications apportées au ESLR visent à réduire les exigences de capital bancaire, permettant aux grandes banques d'opérer davantage avec des
Échelles d'équilibre des banques et des obligations du Trésor.

L’objectif principal des récentes déclarations des fonctionnaires de l’administration Trump est de modifier le ratio de levier supplémentaire renforcé (ESLR) des banques, ce qui est considéré comme le début d’une série de changements dans les exigences de capital que les régulateurs bancaires fédéraux sont censés proposer. Le ratio de levier est le minimum de capital que les banques doivent maintenir en pourcentage de leurs actifs, y compris les titres du Trésor des États-Unis et les réserves à la Réserve fédérale, indépendamment du risque associé à ces actifs. Ce ratio complète les normes de capital basées sur le risque, qui exigent que les banques maintiennent plus de capital à mesure que leurs actifs deviennent plus risqués.

La modification de l’ESLR est une option préférée par de nombreux défenseurs de solides exigences de capital en général. La raison principale est l’impact potentiellement négatif de l’ESLR actuel sur le bon fonctionnement du marché des titres du Trésor des États-Unis, compte tenu de l’augmentation du volume de la dette du pays. En résumé, l’ESLR actuel, qui s’applique aux huit institutions financières les plus importantes du système des États-Unis (G-SIBs), peut limiter la capacité des banques à acheter des titres du Trésor en période de stress sur le marché. Les défenseurs de solides exigences de capital en général suggèrent que tout allègement de l’ESLR doit être accompagné d’une augmentation des exigences de capital pondéré par le risque, afin de préserver la solidité des G-SIBs qui a été réalisée depuis la crise financière mondiale.

Il est peu probable que les régulateurs bancaires adoptent une forme robuste de cette approche, bien qu’on s’attende à ce qu’ils reconnaissent la vulnérabilité plus évidente de certaines détentions de titres du Trésor des banques face au risque de marché. Cependant, il existe une décision politique importante à prendre sur l’approche de base à suivre pour assouplir l’ESLR dans cette situation de deuxième ou troisième meilleur scénario.

Les agences bancaires ne doivent pas simplement exclure les titres du Trésor (et les réserves de la banque centrale) du dénominateur de l’ESLR. Au lieu de cela, elles devraient réduire le minimum de l’ESLR pour permettre une activité significative en titres du Trésor de la part des plus grandes banques des États-Unis, tout en préservant le but du ratio de levier de se protéger contre des changements inattendus dans la valeur des actifs traditionnellement sûrs. Cette approche équilibrerait le besoin de garantir la liquidité du marché des titres du Trésor avec l’importance de maintenir la solidité du système bancaire.

D’un côté, la modification de l’ESLR pourrait faciliter l’achat de titres du Trésor par les banques en période de stress sur le marché. Cela est crucial compte tenu de l’augmentation de la dette publique des États-Unis et de l’importance du marché des titres du Trésor pour la stabilité financière. Cependant, tout assouplissement de l’ESLR doit être accompagné de mesures assurant que les banques maintiennent des niveaux adéquats de capital pour faire face à des risques imprévus.

De l’autre côté, l’approche consistant simplement à exclure les titres du Trésor du dénominateur de l’ESLR pourrait entraîner une distorsion dans le système de capital bancaire. Les banques pourraient réduire leurs détentions d’autres actifs sûrs pour augmenter leurs détentions de titres du Trésor, ce qui pourrait ne pas être optimal pour la stabilité du système financier dans son ensemble. De plus, cette exclusion pourrait affaiblir le but du ratio de levier de fournir une couche de protection contre des risques imprévus.

Au lieu d’exclure les titres du Trésor du dénominateur de l’ESLR, les agences bancaires devraient envisager de réduire le minimum de l’ESLR. Cela permettrait aux banques d’augmenter considérablement leurs activités en titres du Trésor sans compromettre la solidité de leurs bilans. La réduction du minimum de l’ESLR pourrait être ajustée de manière à ce que les banques continuent de maintenir suffisamment de capital pour couvrir d’éventuelles pertes sur leurs actifs, y compris les titres du Trésor. Cette approche équilibrerait le besoin de soutien au marché des titres du Trésor avec l’importance de maintenir un système bancaire résilient.

De plus, tout changement dans l’ESLR devrait être accompagné d’une révision des normes de capital basées sur le risque. Les normes basées sur le risque exigent déjà que les banques maintiennent plus de capital pour des actifs plus risqués. Cependant, la crise financière mondiale a montré que même les actifs considérés comme sûrs peuvent devenir risqués en période de stress sur le marché. Par conséquent, il est crucial que toute modification de l’ESLR soit accompagnée d’ajustements dans les normes basées sur le risque pour s’assurer que les banques maintiennent suffisamment de capital pour faire face à des risques imprévus dans tous leurs actifs.

En résumé, la modification de l’ESLR est une priorité pour améliorer le fonctionnement du marché des titres du Trésor et la stabilité financière. Cependant, tout changement doit être soigneusement calibré pour s’assurer que les banques maintiennent des niveaux adéquats de capital et que le système financier dans son ensemble reste résilient. Les agences bancaires doivent envisager de réduire le minimum de l’ESLR au lieu d’exclure les titres du Trésor du dénominateur de l’ESLR, et ce changement doit être accompagné d’ajustements dans les normes de capital basées sur le risque pour s’assurer que les banques sont bien capitalisées pour faire face à une large gamme de risques.

Banques protégées par des boucliers, entourées d'indicateurs de risque.