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Les Américains continuent-ils de se relocaliser pour des emplois ?

La migration interétatique aux États-Unis a diminué, et des experts comme Andrea Foschi et d'autres suggèrent que, à la différence de ce qui était précédent, les différences régionales dans l'économie, plutôt que les travailleurs, sont le facteur crucial. La
Carte montre une diminution de la migration interétatique aux États-Unis, avec graphique illustrant

Durant les dernières décennies, la migration interétatique aux États-Unis a diminué, ce qui suggère que les travailleurs sont moins propenses à migrer à la recherche d’emploi. Ce phénomène a des implications importantes pour les gouvernements étataux et locaux, ainsi que pour le gouvernement fédéral. Cependant, des recherches récentes indiquent que ce ne sont pas les travailleurs qui ont changé, mais plutôt les différences entre les économies régionales.

Au long de l’histoire américaine, les travailleurs ont suivi les opportunités économiques. Historiquement, lorsque des nouvelles industries ou des développements émergent, comme la ruée vers l’or ou la construction de fabriques, les personnes se déplacent vers ces zones pour profiter des opportunités. Cependant, dans les dernières cinquante années, la migration interétatique a diminué significativement.

El nuevo informe « Should I Stay or Should I Go? The Response of Labor Migration to Economic Shocks » (¿Debería quedarme o debería irme? La respuesta de la migración laboral à des chocs économiques) examine how workers react to regional economic shocks.

Les chocs économiques, comme la récession de 1980 qui a affecté gravement le Cinturón du Óxido et le effondrement du marché immobilier de 2008 qui a touché les États du Sud-Ouest, ont montré comment les économies régionales peuvent réagir différemment à des mêmes politiques économiques nationales.

Dans une économie de taille importante comme celle des États-Unis, qui a une seule monnaie, la politique monétaire est de type « une taille pour tous » et ne peut pas s’adapter aux besoins spécifiques d’une région. Par conséquent, l’économie doit dépendre d’autres mécanismes d’ajustement, comme le mouvement de personnes de zones avec des conditions économiques défavorables à zones avec des conditions économiques favorables.

Cependant, des recherches récentes suggèrent que la dynamique économique en termes de flux de population entre régions a diminué.

Le rôle de la migration laborale dans l’ajustement économique régional est crucial. Les régions peuvent réagir à des changements dans la demande de travail de diverses manières. Si la demande de travail augmente, les entreprises locales peuvent embaucher des travailleurs chômeurs dans la région, attirer des personnes qui ne cherchaient pas activement un emploi ou attirer des travailleurs de régions différentes. Les exemples de Detroit et du Dakota du Nord illustrent comment des régions peuvent expérimenter des flux de population significatifs en raison de changements dans la demande de travail.

La migration laborale n’est pas seulement une réponse à des changements dans la demande de travail, mais elle peut également être motivée par des facteurs externes, comme des décisions gouvernementales ou des changements dans le commerce international. Par exemple, l’entrée de la Chine dans l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et l’augmentation des importations chinoises ont affecté des industries spécifiques aux États-Unis, ce qui a également influencé la migration laborale dans des régions dépendantes de ces industries.

Le rapport utilise une variété de chocs économiques identifiés pour analyser comment les travailleurs réagissent à ces changements. Ces chocs comprennent des changements dans la demande agrégée de l’industrie, des variations dans les dépenses militaires nationales, l’entrée de la Chine dans l’OMC et des changements dans les prix des logements. Ces chocs économiques fournissent une vision claire de comment les régions ajustent leur main-d’œuvre en réponse à des changements externes.

Les résultats montrent que environ 60% du changement de l’emploi dans une région est expliqué par la migration laborale. Ce résultat est cohérent à travers différents types de chocs économiques et différents périodes de temps. Cependant, la magnitude de l’impact sur l’emploi varie selon le type de choc économique.

La migration laborale diffère entre des chocs positifs et négatifs. Par exemple, les chocs positifs, comme un accroissement de la demande de travail en raison d’une découverte de pétrole, tendent à attirer plus de travailleurs dans la région. De l’autre côté, les chocs négatifs, comme une diminution de la demande de travail en raison de la déclin de l’industrie, tendent à entraîner un départ de travailleurs.

Un résultat intéressant est que la migration laborale est principalement motivée par les jeunes et les travailleurs mieux éduqués. Cela suggère que ces groupes sont plus mobiles et sont plus disposés à changer de localisation à la recherche de meilleures opportunités économiques. De plus, la migration laborale semble être influencée par l’éducation et les revenus des travailleurs, avec des travailleurs mieux éduqués et ayant des revenus plus élevés étant plus propenses à migrer en réponse à des chocs économiques.

La recherche explore également le rôle des immigrants dans la migration laborale. Bien que le rapport ne décompose pas directement entre immigrants internationaux et travailleurs nés aux États-Unis, les preuves suggèrent que les immigrants sont plus mobiles et plus réactifs aux chocs économiques. C’est un domaine important qui nécessite de plus de recherches futures.

En résumé, le rapport montre que, bien que la taux de migration interétatique ait diminué, la sensibilité des travailleurs aux différences dans les conditions économiques régionales reste constante. Les travailleurs semblent être aussi réticents à migrer aujourd’hui qu’auparavant, mais les différences régionales dans les conditions économiques ont diminué en importance. Cela a des implications significatives pour la politique économique et la planification régionale, surtout à un moment où l’économie américaine est en train d’expérimenter des changements structurels importants.

Graphiques de barres comparant les impacts économiques régionaux, graphiques montrant les réponses du travail