globo_gris_transparente

Les Coûts de la Sortie des États-Unis de l’UNESCO

Le retrait des États-Unis de l'UNESCO implique la perte de l'opportunité de participer à des conversations mondiales sur l'éducation, la culture et la science, ainsi que de collaborer à des solutions pacifiques aux défis mondiaux. L'UNESCO promeut la coopération
Une globe avec le drapeau des États-Unis qui est retiré de lui.

Le 22 juillet, les États-Unis ont annoncé leur retrait de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), en arguant que la poursuite de leur implication ne serait pas dans l’intérêt national. Cette décision est regrettable et anticipée, car elle aura un impact sur de nombreux partenaires aux États-Unis et à l’échelle mondiale. Lorsque les États-Unis quitteront officiellement l’UNESCO le 31 décembre 2026, ils renonceront à l’opportunité de participer aux conversations mondiales critiques sur l’éducation, la culture et la science, ainsi qu’aux efforts collaboratifs pour relever les défis mondiaux urgents.

Le départ des États-Unis, qui comprend une estimation de 8 % du budget annuel de l’UNESCO, soulève des inquiétudes sur la manière dont le pays participera aux discussions mondiales futures sur des sujets tels que l’intelligence artificielle générative (IA) en éducation et le développement de la main-d’œuvre mondiale. Ce retrait isole encore plus les États-Unis dans un monde de plus en plus interconnecté, malgré le potentiel de réformes et d’améliorations à l’intérieur de l’UNESCO.

L’UNESCO, fondée en 1945 immédiatement après la Seconde Guerre mondiale, vise à promouvoir l’unité entre les pays en reconstruisant les institutions éducatives et culturelles détruites et en favorisant la coopération mondiale en science et en éducation. Aujourd’hui, l’UNESCO compte 194 États membres et emploie plus de 2 300 personnes dans le monde, gérant des centaines de programmes et de réseaux qui avancent la science, l’éducation et la culture. Ces initiatives comprennent la revitalisation de l’éducation technique et professionnelle, les efforts scientifiques transnationaux et le Réseau des Villes Créatives de l’UNESCO (UCCN), qui soutient les villes en utilisant la créativité et la culture pour promouvoir le développement urbain.

Les États-Unis ont été un grand contributeur de l’UNESCO pendant des décennies, avec une estimation de contribution annuelle de 75 millions de dollars pour 2025. Cette contribution est une petite fraction du budget fédéral et pâlit en comparaison d’autres événements culturels nationaux. Le départ des États-Unis signifie un manque d’intérêt pour la collaboration mondiale en éducation, en science et en culture, ainsi qu’un mépris pour l’avancement des agendas mondiaux et de la coopération.

Les avantages de l’UNESCO pour les États-Unis sont multiples. Le système d’avertissement de tsunami de l’UNESCO, par exemple, a informé plusieurs pays, y compris les États-Unis, de l’éruption de l’éruption de 8,8 sur l’échelle de Richter en mer de Barents, aidant les pays à se préparer aux catastrophes naturelles. L’UNESCO fournit également des conseils sur l’IA générative, les plans pour l’avenir de l’éducation et des données critiques pour prendre des décisions en éducation, en science et en santé. Le legs de l’UNESCO comprend l’aide aux pays pendant et après la guerre, la promotion de la paix et le soutien à l’éducation et à la préservation culturelle dans les zones de conflit.

En se retirant de l’UNESCO, les États-Unis quitteront un vide qui va au-delà d’une simple lacune en matière de financement. Les initiatives de l’UNESCO continueront sans la participation des États-Unis, mais il y aura moins d’exemples et d’experts américains, moins d’invitations à rejoindre les réunions et une importante lacune dans la consensus mondial. C’est un moment critique pour les Nations Unies pour fixer l’agenda mondial suivant les Objectifs de développement durable, qui expirent en 2030. Le retrait des États-Unis situe le pays à la périphérie de la prise de décision sur les priorités mondiales futures, les plans et la coopération internationale.

Les États-Unis seront à un désavantage significatif avec ce retrait, car d’autres pays, notamment la Chine, sont impatients de combler le vide. Les États-Unis risquent de se isoler des conversations mondiales importantes et de renoncer à l’opportunité de façonner les agendas futurs en éducation, en culture et en science. La Statue de la Liberté, un site du patrimoine mondial de l’UNESCO, symbolise l’alliance entre les États-Unis et la France et représente la collaboration entre l’art et l’ingénierie. Elle incarne « l’amitié, la paix et le progrès » et l’espoir que l’humanité peut franchir une société libre et juste.

La mission de l’UNESCO pour élever le meilleur de l’humanité par la collaboration et pour s’assurer que l’éducation, la science et la culture nous propulsent dans notre avenir partagé est reflétée dans la Statue de la Liberté. La statue nous rappelle l’importance de porter une torche alors que nous naviguons dans le futur, quel que soit la force, le pouvoir ou la taille. Chaque pays a besoin d’amitiés, de paix et de progrès pour devenir plus innovant, créatif et prêt à l’avenir. Les États-Unis ne réalisent pas ces objectifs en quittant l’alliance de l’UNESCO ; au contraire, ils s’engagent dans la périphérie avec aucune vision claire de l’horizon.

Un dollar signé avec un "X" rouge, entouré de