
L’Office de la recherche financière (OFR) a été créé en 2010 en tant que partie intégrante du département du Trésor par la loi Dodd-Frank, qui a été adoptée en réponse à la crise financière mondiale (GFC). Sa mission est de promouvoir la stabilité financière en fournissant des données financières de haute qualité, des normes et des analyses. Cette information soutient principalement le Conseil de surveillance de la stabilité financière (FSOC), qui comprend des régulateurs financiers fédéraux, des régulateurs d’État et un expert en assurance indépendant. L’OFR a été créé pour répondre à la carence de renseignements et de données sur le système financier, en particulier en dehors des banques traditionnelles et hautement réglementées. L’OFR vise à combler ces lacunes de données et à fournir des évaluations indépendantes et transparentes des risques financiers et des solutions potentielles.
L’OFR collecte et normalise des données sur le système financier, les rendant plus accessibles au public. L’une de ses priorités principales a été de recueillir des données sur les marchés de financement à court terme, qui n’étaient pas suffisamment surveillés pendant la GFC. Un accomplissement significatif a été l’initiation de la collecte de données sur le marché de repo centralisé en 2019. Ce marché implique des participants qui empruntent de l’argent pour des périodes courtes auprès de détaillants en échangeant des titres de la dette publique américaine et d’autres garanties. En 2022, l’OFR a commencé à collecter des données sur les transactions de repo bilatérales, qui ne sont pas centralisées. Les estimations récentes de la Réserve fédérale indiquent que la taille brute du marché de repo américain est d’environ 12 000 milliards de dollars, avec 4 600 milliards de dollars dans la partie non-centralisée du marché de repo bilatéral. La Banque fédérale de New York utilise les données collectées par l’OFR et d’autres pour calculer le taux de financement sécurisé de la nuit (SOFR), qui a remplacé le London Interbank Offered Rate (LIBOR) décrié comme un indicateur largement utilisé.
Activités de surveillance et de recherche
L’OFR maintient plusieurs outils pour surveiller le système financier. Par exemple, son moniteur des fonds de hedge suit et analyse les tendances dans les exposures, la levée et les performances des fonds de hedge en utilisant des données provenant de sources publiques et privées. L’OFR évalue régulièrement les risques pour la stabilité financière. Son rapport annuel 2024 au Congrès souligne que dans certains marchés d’actifs clés, les évaluations et l’opinion des investisseurs restent proches des extrêmes ou que l’utilisation de stratégies de trading complexes avec levée a augmenté. Les évaluations dans les marchés immobiliers résidentiels restent étirées, tandis que les prix des propriétés commerciales sont en baisse. Les perturbations technologiques depuis le dernier rapport n’ont pas entravé la stabilité financière mais ont révélé des vulnérabilités qui augmentent le risque. Les lacunes de données continuent de limiter la visibilité sur les vulnérabilités potentielles dans diverses parties du secteur financier.
Organisation et financement
L’OFR est structuré avec un directeur nommé par le président et confirmé par le Sénat, qui rend compte au Secrétaire du Trésor. L’OFR a trois centres : un centre de données pour normaliser, valider et maintenir les données nécessaires pour aider les régulateurs à identifier les vulnérabilités dans le système ; un centre de recherche et d’analyse pour mener, coordonner et financer des recherches pour améliorer la simplicité opérationnelle ; et un centre de technologie qui fournit les outils d’analyse avancés et l’infrastructure informatique. L’OFR est financé par des évaluations sur les institutions financières importantes du système (SIFIs), y compris certaines grandes sociétés de banques, les banques mondialement importantes (G-SIBs) et les sociétés financières non bancaires désignées. Son budget fiscal 2025 était de 110,7 millions de dollars, avec un effectif de 196 personnes. Pour l’exercice fiscal 2026, il est estimé qu’il aurait un budget plus petit de 85,5 millions de dollars et un effectif de 72.
Certains républicains ont plaidé pour l’élimination du financement de l’OFR, arguant qu’il effectue des travaux redondants et qu’il n’a pas de contrôle sur les frais. Un projet de loi pour éliminer l’OFR a été présenté en 2019, 2021 et 2023, mais ces projets de loi n’ont pas été adoptés. En 2017, la Chambre a adopté un projet de loi pour éliminer l’OFR, mais il n’a pas été adopté par le Sénat.
Historique de la proposition de loi
Plus récemment, la version de la Chambre du projet de loi One Big Beautiful Bill Act a proposé de limiter fortement le budget de l’OFR, mais cette disposition a été tuée par le parlementaire du Sénat et n’a pas été adoptée. En juin 2025, des dizaines de hauts fonctionnaires de l’État, d’académiciens et de dirigeants d’entreprise ont signé une lettre au Congrès pour s’opposer à la réduction du budget de l’agence de manière à ce qu’elle ne puisse pas fonctionner.
Importance de l’OFR
Ils ont déclaré que l’élimination de l’OFR porterait atteinte à la capacité de l’Amérique à maintenir un système financier stable. L’OFR a utilisé son mandat et ses ressources pour améliorer les données et les analyses disponibles aux régulateurs financiers américains et aux participants du marché, promouvant une plus grande transparence sur les risques du marché. Ses normes de données et de collecte ont reçu un large soutien dans la communauté financière.
Contributions de l’OFR
Ses données et analyses ont contribué au FSOC, sous la direction du département du Trésor. Ses recherches et analyses ont apporté des contributions importantes aux agences membres du FSOC et au public pour comprendre les risques pour la stabilité financière. L’histoire montre que les crises financières ont des coûts socioéconomiques élevés et que la récupération économique de telles crises tend à être prolongée.
Conséquences de la réduction du budget de l’OFR
Définir ou réduire significativement l’OFR et ses données et analyses financières serait une erreur, en particulier compte tenu des incertitudes macro-financières élevées d’aujourd’hui.
