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Renforçant le leadership local et l’apprentissage entre pairs pour améliorer l’éducation au Népal.

Renforcer le leadership local et l'apprentissage entre pairs au Népal peut améliorer l'éducation, car la manque de collaboration entre municipalités, la rivalité politique et le faible soutien gouvernemental entravent l'échange de connaissances et d'innovations éducatives. L'absence d'une culture de
Les municipalités isolées avec des routes déconnectées et des portes verrouillées.

Le Népal a récemment connu des protestations sérieuses menées par la génération Z, motivées par la corruption profonde, l’inefficacité du gouvernement et l’impossibilité de soutenir les aspirations des jeunes. Même si le pays a entré dans une ère de gouvernance décentralisée en 2015, de nombreuses fonctions d’État, y compris les allocations financières, les normes administratives et les pratiques politiques, continuent à fonctionner de manière traditionnelle, pré-fédéraliste. Cette disparité a été un catalyseur principal des protestations en septembre. Alors que le Népal travaille vers un changement productif, une meilleure utilisation des fonctionnaires locaux pour améliorer l’éducation sera cruciale. Cependant, cet objectif ne peut être atteint sans coopération et partage de connaissances entre les leaders de l’éducation à travers le pays.

Certaines municipalités au Népal ont réussi à mettre en œuvre des innovations locales, mais ces efforts sont souvent isolés. Une pratique longue en cours dans la gouvernance népalaise est le négligement, et parfois l’évitement actif, du partage de connaissances entre ses 753 municipalités, appelées « palikas ». Des recherches récentes sur la gouvernance de l’éducation au niveau intermédiaire dans les pays à faible et moyen revenu révèlent que même si certaines municipalités réussissent avec des innovations locales, il n’y a pas de cadre existant ou de ressources pour un échange de pairs systématique à l’échelle du pays. De plus, les rivalités politiques et les relations tendues entre les fonctionnaires de l’éducation empêchent les municipalités d’apprendre les unes des autres.

Les défis de la gouvernance de l’éducation au Népal

La persistance de cet isolantisme peut être attribuée à plusieurs facteurs. Tout d’abord, une culture de gouvernance qui décourage le partage a été ancrée au fil des décennies. Cette pratique d’opérer en silos est maintenant une procédure standard, avec des départements, des municipalités et même des ministères travaillant de manière indépendante. Une culture de partage est notablement absente, ce qui entrave la diffusion de pratiques réussies et d’idées innovantes. Ensuite, les rivalités politiques jouent un rôle important. Certains maires refusent d’adopter des modèles réussis de municipalités voisines simplement parce qu’ils ont été initiés par des adversaires politiques. Cette rivalité profonde conduit souvent à un manque d’appréciation pour les réussites des municipalités voisines. Troisièmement, il y a un manque de soutien ou de financement du gouvernement pour la collaboration. Même si la Constitution du Népal promeut l' »autonomie coopérative » et la Loi sur les opérations de la gouvernance locale encourage la coordination entre les municipalités, l’apprentissage collaboratif n’est pas prioritaire. Cela résulte en un manque de dispositions pour que les fonctionnaires visitent ou partagent avec les uns les autres à l’échelle du pays, et les municipalités ne sont pas dotées de financement pour leur propre développement professionnel.

Solutions pour améliorer la gouvernance de l’éducation

Ce manque de collaboration est regrettable car il néglige un levier précieux pour augmenter la capacité des fonctionnaires locaux et manque d’occasions pour profiter des expériences des autres et faire connaître les innovations réussies à l’échelle du pays. Pour y remédier, plusieurs solutions peuvent être proposées. Tout d’abord, les réseaux de partage existants doivent être développés. Le Népal dispose de deux associations formelles pour renforcer les relations entre les fonctionnaires locaux : l’Association des municipalités du Népal (MUAN) et l’Association nationale des municipalités rurales du Népal (NARMIN). Ces réseaux sont limités par un financement insuffisant, mais quelques pas sont déjà faits. Par exemple, NARMIN a établi un « hub de connaissances » sur son site web pour mettre en avant des pratiques exemplaires de municipalités rurales et a signé un accord de coopération avec le Ministère de l’Éducation, de la Science et de la Technologie pour soutenir la collaboration autour de quelques améliorations de l’éducation. Le financement et la construction sur ces premiers pas pour renforcer MUAN et NARMIN sont un bon début.

Ensuite, les partenaires de développement extérieurs peuvent jouer un rôle crucial. Les partenaires de développement et les organisations non gouvernementales (ONG) extérieures peuvent promouvoir un échange de pairs transnational et renforcer la direction de l’éducation locale en incluant les fonctionnaires de l’éducation municipale dans leur travail et en établissant des centres d’apprentissage pour le partage de connaissances. Cela peut aider à faire passer par-dessus certaines des divisions politiques et culturelles entre les municipalités et entre le gouvernement local et fédéral. La cartographie, la publicité et l’hébergement d’événements d’apprentissage sur des innovations prometteuses se produisant à travers le pays peuvent encourager les municipalités à apprendre les unes des autres et augmenter la visibilité des emplacements réussis.

Troisièmement, il est essentiel de transformer la culture non-partageante autour de l’innovation de l’éducation. Reconnaître le manque historique de leaders locaux qui partagent entre eux et collaborent à travers les emplacements au Népal peut initier de nouvelles solutions. Les conférences, les réseaux de partage de pairs en ligne, les visites d’étude dans le Népal et dans les pays voisins pour les fonctionnaires de l’éducation locaux sont juste quelques-unes des façons de changer les mentalités et d’établir une nouvelle culture de collaboration pour l’éducation. Initier et coordonner ces efforts est un moyen peu coûteux pour faire changer la culture.

Les géographies n’ont pas besoin de séparer leurs leaders de l’éducation. Les récentes protestations au Népal reflètent une nouvelle génération de mécontentement envers le statu quo. Ils exigent un changement, et le changement se produit souvent grâce à l’échange. Un esprit d’échange peut s’étendre à la gouvernance de l’éducation, mais seulement si le Népal trouve des moyens de créer et de maintenir des systèmes et des cultures pour que les leaders locaux puissent discuter entre eux et partager ce qu’ils font pour améliorer l’éducation dans leurs emplacements.

La importancia del intercambio y la colaboración

De esta manera, l’apprentissage des autres, la tendance vers la collaboration et le partage de réussites avec les autres peuvent améliorer collectivement l’éducation pour tous. C’est un aspect clé pour créer un changement positif en la educación.

Les municipalités forment des partenariats, partagent des ressources et collaborent à travers des réseaux interconnectés.